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La Voix du Cyclisme

La Voix du Cyclisme

Une passion : le cyclisme Une ambition : journaliste sportif Vous trouverez ici des chroniques régulières sur l'actualité du cyclisme :

Greg Van Avermaet, 2016, le déclic?

Éternel second, et ce bien avant Peter Sagan, on peut dire que Greg Van Avermaet a réellement passé un cap en 2016... à déjà 31 ans. En effet, cette saison 2016 couronnée de succès pour le belge de l'équipe BMC était attendue depuis fort longtemps. Longtemps catégorisé comme sprinteur, Van Avermaet a préféré se tourné vers les classiques depuis maintenant quelques années, avec succès puisqu'il collectionne des podiums sur le Tour des Flandres, Paris Roubaix, le Grand Prix E3, Gand Wevelgem ou encore la Classica San Sebastian... des podiums, mais pas encore de victoire sur les grandes classiques World Tour ! Alors, cette année 2016 qu'il termine à la 6e place mondiale et avec un titre de Champion du monde lui servira t'elle de tremplin pour enfin remporter le graal, un monument du cyclisme mondial ! 

Depuis le début de sa carrière, Van Avermaet, c'est 9 podiums et 19 Top 10 sur les classiques World Tour, pour seulement une victoire, cette année, sur le Grand Prix de Montréal (ndlr : la dernière classique WT à laquelle il ait participé...). Ce qui veut dire qu'avant de remporter sa première classique World Tour, le belge a eu le temps de se classer 28 fois dans les 10 premiers, un chiffre absolument énorme. Avant 2016, Van Avermaet était considéré comme un coureur complet, bon baroudeur, bon sur les classiques, doté d'une bonne pointe de vitesse, mais incapable de gagner. Désormais, il est considéré comme le rival numéro 1 de Peter Sagan étant donné que les deux garçons ont a peu près le même profil, comme l'atteste les résultats au Grand Prix de Québec (Sagan 1er, Van Avermaet 2e) puis au Grand Prix de Québec 2 jours plus tard (Van Avermaet 1er, Sagan 2e). 

Mars 2016, Greg Van Avermaet prend part à sa première grande course de l'année : Tirreno Adriatico. Le parcours du "Paris-Nice" italien étant peu sélectif, un grand nombre de coureurs peuvent rêver de remporter le classement final. Placé dans les meilleures condition possible grâce à la victoire de son équipe lors du contre-la-montre par équipe, Van Avermaet ne quittera jamais le Top 10 du général, duquel il prendra la tête la veille de l'arrivée grâce à sa victoire au sprint devant son rival Peter Sagan... Sagan qu'il devancera d'une petite seconde au classement général final de l'épreuve... tout un symbole ! En effet, celui qui ne gagnait pas devança celui qui ne gagnait plus (et oui, en Mars, Peter Sagan n'avait toujours pas levé les bras...). En vérité, ce symbole remonte à 2015, une après-midi de Juillet à Rodez, ou GVA remporta sa première étape sur le Tour de France devant un Peter Sagan qui voyait le sort s'abattre sur lui, 5 fois deuxième cette année là...

C'est donc le début d'une belle saison pour le belge (mais également pour le slovaque - voir article précédent...), GVA s'imposant dans la foulée sur l'Omloop Het Nieuwsblad (course qui sera promue en World Tour à partir de l'an prochain), devant... Peter Sagan. 2-0 donc pour Van Avermaet en ce début de saison très prolifique pour le coureur de la BMC. Ensuite, "retour à la normale" pour le belge avec des places de 5e sur Milan San Remo, 9e sur Gand Wevelgem et 3e sur les Championnats de Belgique. 

C'est donc avec sérénité que Van Avermaet aborde l'été et son emblématique Tour de France, avec l'objectif d'y remporter une étape, comme l'an passé. Et c'est au terme d'une échappée au long cours que GVA remporta son étape, se jouant de son compatriote Thomas De Gendt, et enfilant par la même occasion le maillot jaune... porté jusque là par un certain... Peter Sagan. Et c'est 2 jours plus tard, au matin de la première étape pyrénéenne, que Van Avermaet fut l'acteur d'un scénario peu commun au Tour de France en prenant part à l'échappée matinale, et en confortant son maillot jaune d'une minute sur les favoris ! Maillot jaune qu'il rendra le lendemain, à Christopher Froome, après 3 belles journées de règne !

Suite à ce très bon Tour de France, GVA entame la fin de saison avec un objectif bien précis : Les Jeux Olympiques de Rio. Avec un parcours très sélectif, peu de suiveurs le placent dans les grands favoris au départ, mais faute à un début course peu animé, le belge est parvenu à s'accrocher et à rester présent au moment ou la bagarre commençait à faire rage. Un champion est également un individu qui a de la chance, on peut donc donner ce qualificatif au belge qui a pu profiter de ce que le grand public pensait impensable jusque là, la chute de Vincenzo Nibali entraînant le colombien Sergio Henao et isolant Rafal Majka en tête. Ensuite, grâce à une attaque bien placé, le belge rattrapa le polonais un peu après la flamme rouge, bien aidé Jakob Fuglsang, et régla ses deux concurrent au sprint, comme il savait si bien le faire auparavant. Sans la chute de Nibali, GVA ne serait certainement pas revenu et le Champion Olympique était devant... Mais comme il a été dit précédemment, tout champion a de la chance, et visiblement, en 2016, la chance a enfin tourné pour Van Avermaet !

C'est donc avec un vélo couleur or que Greg termine sa saison, avec comme on a pu le voir au dessus une victoire sur le Grand Prix de Montréal, sa première victoire en classique World Tour. Après cette très belle saison 2016, Van Avermaet peut-il rêver encore plus grand pour 2017 ? Va-t-il enfin remporter ce monument qui lui échappe mais qu'il mérite tant ?

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